LCHF et SOPK (SMOP)
- Sandra Bissuel
- il y a 5 jours
- 3 min de lecture

Saviez-vous que depuis le mois de mai 2026, le SOPK (Syndrome des Ovaires PolyKystiques) a été renommé en SMOP (Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien) ? Et l'explication est assez incroyable... Depuis 90 ans, les femmes atteintes de SOPK (et les médecins) pensaient, à tort, que ce qui était visible sur les imageries médicales au niveau des ovaires étaient des kystes. Mais en réalité, il n'en est rien ! Il s'agit de follicules qui n'ont pas atteints la maturité... et bien évidemment, à cette découverte s'est ajoutée une toute autre compréhension de ce syndrome, qui est bien plus large et métabolique, d'où son nouveau nom. La question reste : sa prise en charge médicale va-t-elle être modifiée ou bien toujours traitée uniquement sur du symptomatique ?
Pour rappel, c'est quoi les symptômes du SOPK ?
des cycles menstruels irréguliers voire inexistants
des problèmes hormonaux provoquant acné, pilosité, chute de cheveux
une insulino-résistance et une prise de poids (pas automatique)
des symptômes de stress, et d'anxiété dus à un cortisol élevé
Que met en avant ce nouveau nom ?
Que le problème ne vient pas des ovaires qui "crée" des kystes (puisqu'il n'y en a pas!), mais d'un métabolisme endocrinien totalement perturbé. Et vous savez quoi ? L'insulino-résistance est centrale dans cette pathologie... on en revient aux glucides et à la glycémie, encore !
Mais alors que passe-t-il ?
Lorsque la glycémie monte, l'insuline monte aussi. Et comme vous le savez (si vous eu lu l'article sur la glycémie), le trop-plein de glucose est transformé en acides gras et stocké en grande partie dans la graisse corporelle. Mais chez certaines femmes, une partie de ces sucres vont aller... dans les ovaires, qui vont s'en servir pour fabriquer... plus de testostérone ! D'où l'acné, la pilosité et les dysménorrhées ! Le diagnostic du SOPK tombe en général à ce moment-là (mais ce qui est incroyable c'est que bien souvent, la plupart des femmes n'ont même pas de "kystes" visibles à l'écho ! Mais on leur colle ce diagnostic quand même... cherchez l'erreur !). Le changement de nom change tout sur la compréhension et intègre le coté "métabolique" et "poly-endocrinien", ce qui est une grande avancée...
Oui mais alors, on fait quoi avec tout ça ?
Puisqu'encore une fois, tout part du pancréas et de la glycémie trop élevée dans ce syndrome, alors autant le prendre à bras-le-corps ! L'insulino-résistance est au coeur du SMOP donc passer en alimentation LCHF reste la meilleure des solutions pour améliorer rapidement les symptômes.
L'insuline élevée stimule les ovaires à produire trop de testostérone ce qui bloque l'ovulation et crée les dysménorrhées donc toute stratégie qui consiste à faire baisser l'insuline va forcément améliorer le SMOP.
De par son apport faible en glucides, le cétogène va améliorer l'insulino-résistance, la glycémie, déstocker la graisse viscérale et adipeuse, faire baisser le taux des androgènes et donc faire redémarrer naturellement le cycle menstruel.
Le LCHF est donc l'approche la plus efficace pour remédier à ce syndrome métabolique... car il prend le problème à la source ! Le problème ne vient pas des ovaires, mais du pancréas... le problème ne vient pas des hormones féminines, mais de l'insuline qui force le corps à produire trop de testostérone et qui, de fait, bloque le mécanisme hormonale féminin naturel.
CQFD... il aura fallu 90 ans pour comprendre que les ovaires n'étaient pas la cause (encore moins les kystes inexistants) du SOPK/SMOP, espérons qu'il ne faudra pas autant de temps pour qu'une alimentation hypo-glucidique/LCHF/cétogène soit automatiquement proposée à ces femmes souffrant de ce syndrome...
Si vous êtes touchée par un SOPK/SMOP et que vous voulez reprendre le contrôle de votre santé en essayant le LCHF, n'hésitez pas à me contacter pour un accompagnement personnalisé (début des consultations en septembre 2026) !
En attendant, prenez soin de vous !



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